04/05/2002 - Anne Vive
Le bouche à Bush
de la dernière chance
Il est enfin sorti de son bois ou plutôt de son ranch, le grand manitou doutre atlantique. Mais pourquoi faut-il que lon se tourne vers lui alors que son envergure « humaine » est loin de dépasser la moyenne, et que les racines de la plupart des Israéliens sont européennes ? Tout cela est magouille et bakchichs, le plus offrant (en espèces sonnantes et trébuchantes, « Monsieur » le dollar) lemportant haut la main. Cest pitoyable et le sourire narquois se transforme en grimace.
LEurope, qui nen est plus à létat embryonnaire, sest offerte comme médiateur, mais on la repoussée, la considérant comme négligeable, petite, en deçà de la tâche qui aurait pu lui être confiée. Cest vrai, au point de vue économique leuro na pas la force du dollar, mais est-ce suffisant pour nous dénier tout impact de conciliateur ?
Et lAutre, celui de par-delà les mers, quest-il donc pour sarroger ainsi un droit quil ne possède quà travers une monnaie forte (parce que les autres le veulent bien) et la possibilité dinonder les marchés de tous horizons de ses produits en surplus, à commencer par les armes. Sest-il seulement regardé dans un miroir et sil la fait na-t-il pas remarqué au fond de ses yeux (le miroir de lâme ???) cet atavisme de violence à grande échelle quil trimbale partout où il va ? Un proverbe (refrain connu) dit « regarde plutôt la poutre dans ton il que la paille dans celui du voisin » nest certainement pas sa ligne de conduite.
Il a exporté surtout ce qui était mauvais, la délinquance, les vols, les viols, les agressions, etc. Dailleurs, depuis cette « importation » prônée par les médias, ne dit-on pas « home-jacking », « car-jacking » et jen passe. Lexemple vient den haut, mais dans ce cas-ci ce nest pas le « bon exemple » et nous sommes dans un tel état de dépendance face à ce Grrrrand, que nous ne trouvons plus lénergie ou la force pour réagir à bon escient.
Ariel qui est couvert par le « Bush » nen reçoit sans doute pas dapprobation ouverte mais le dessous des cartes nen est pas moins flagrant. Quel gâchis, quelle misère !
Et aussi cette médiatisation à outrance qui nous serine heure après heure, quand on ne nous assène pas de flashes spéciaux en sus, tous les détails (sans rien omettre) de la guerre qui sévit entre les Palestiniens et les Israéliens. Cest triste ce qui se passe là-bas, mais nen déplaise aux coupeurs de cheveux en quatre, dautres conflits dans le monde mériteraient également quon leur prête attention et secours, mais pourquoi sintéresserait-on à lAfrique, ou à lAsie
ce ne sont pas des Blancs !
Marre, ras le bol, voilà les expressions qui me viennent à lesprit devant tout cet étalage. Jai du cur comme tout un chacun mais la corde sensible, à force de la solliciter, elle se casse.
En Europe nous avons eu deux grandes guerres où les morts tant militaires que civils se comptaient par millions, alors ! Daccord que lon nous parle de ce qui se passe ailleurs si nous pouvons aider (sans pour autant profiter de nous) dans quelque domaine que ce soit, mais assez de croire que nous sommes corvéables à merci sans broncher, en baissant la tête et en disant amen.
Je ne demande à personne de partager mon opinion, mais je désirais vous en faire part. Je ne veux choquer personne, mais ne pourrait-on être plus constructifs et utiliser notre tête et notre faculté de penser pour trouver une solution au lieu de se tourner encore et toujours vers lAutre qui doit jubiler alors quil y a à peine quelques semaines il voulait apporter la guerre en Irak. Comment peut-il concilier tout cela ? Certainement pas dans sa tête ! Enfin quand on se croit le maître du monde (où est la civilisation dans tout cela), on sarroge tous les droits et, avant tout, celui de régenter les autres, petits ou grands. Persil a mis sur le marché une lessive qui garde au noir (aux noirs) toute la profondeur de sa couleur, est-ce celle de lavenir ? 
Réagir à ce texte (e-mail à l'auteur) :
|